En quoi l’IRM peut-elle modifier notre prise en charge des maladies rhumatologiques ?
D. Loeuille, I. Chary Valckenaere
Service de Rhumatologie, CHU Vandœuvre les Nancy
Que ce soit dans les domaines physio-patholgique, diagnostique ou même thérapeutique, l’apport de l’IRM se révèle incontestable au cours de ces vingt dernières années.
Dans les maladies axiales ou périphériques, cette technique d’imagerie a révolutionné notre pratique courante en caractérisant les différentes formes cliniques de lombalgies et en individualisant les facteurs locaux qui aboutissent à la chondrolyse dans l’arthrose.
Dans la Polyarthrite Rhumatoïde, cet examen sensible a permis de mettre en évidence l’inflammation intra-osseuse qui était jusque là sous estimée et qui se révèle être un facteur déterminant dans l’apparition d’érosion. Cet examen a permis de comprendre dans la spondylarthrite les événements successifs qui conduisent une articulation sacro-iliaque érodée à s’ankyloser.
L’efficacité structurale des traitements biologiques et à moindre niveau des traitements conventionnels et leur point d’impact sur les structures articulaires ont pu être mesurés, ce qui a permis de donner un niveau de preuve supplémentaire d’efficacité.

