Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

13 L’ostéocalcine : facteur de protection des calcifications aortiques abdominales et de la mortalité à 10 ans chez les hommes d’âge mûr (étude MINOS)

13 L’ostéocalcine : facteur de protection des calcifications aortiques abdominales et de la mortalité à 10 ans chez les hommes d’âge mûr (étude MINOS)

Confavreux Cyrille1; Szulc Pawel1; Casey Romain2; Boutroy Stephanie1; Varennes Annie3; Vilayphiou Nicolas1; Goudable Joelle4; Chapurlat Roland1
1. Université de Lyon - Inserm UMR1033, service de rhumatologie, Hôpital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France.
2. Université de Lyon - OFSEP, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France.
3. Université de Lyon - Laboratoire central de biochimie, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France.
4. Université de Lyon - INSERM U1060, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France.
 
Mots clefs: ostéocalcine, survie à 10 ans, calcifications aortiques Pas de conflit d’intérêt.

 

Rationnel et but de l’étude

Les calcifications aortiques abdominales (CAA) sont un indicateur de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaire dans les maladies caractérisées par un état d’insulino-résistance et tout particulièrement le diabète de type II. Les études récentes chez la souris ont révélé qu’en plus de sa fonction mécanique locomotrice et sa fonction d’homéostasie phospho-calcique, l’os possède une fonction endocrine capable de réguler le métabolisme énergétique en sécrétant l’ostéocalcine. Dans ce modèle, l’ostéocalcine est une hormone qui stimule la sécrétion d’insuline et réduit l’insulino-résistance. L’objectif de notre étude était de déterminer si le taux sérique initial d’ostéocalcine était associé à la vitesse de progression des CAA et à la mortalité globale à 10 ans chez l’homme âgé.

 

Matériels et méthodes

L’analyse a été conduite chez 774 hommes âgés de 51 à 85 ans, issus de la cohorte MINOS, qui avaient eu une radiographie lombaire de profil et un dosage d’ostéocalcine sérique totale à l’entrée dans l’étude. L’ostéocalcine était dosée le matin à jeun par méthode radio-immunologique (RIA). La mesure des CAA a été réalisée sur les clichés radiographiques lombaires selon la méthode semi-quantitative de Kaupilla. La vitesse de progression des CAA correspond à la différence des scores entre la dernière radiographie disponible et le score initial divisé par la durée de suivi. Les données de survie ont été transmises par la mutuelle des patients.

 

Résultats

A l’exception de deux patients, tous ont été suivis pendant 10 ans. 615 patients avaient une radiographie disponible à 3,5 ou 7 ans. En analyse multivariée, l’augmentation des taux d’ostéocalcine était significativement associée à une réduction de la vitesse de progression des CAA (OR=0.74 [0.57-0.97] per 10 ng/ml variation; p=0.029). Après ajustement, l’augmentation de l’ostéocalcine est associée à une diminution de la mortalité globale à 10 ans (HR=0.62 [0.44-0.86] per 10 ng/ml variation; p=0.005)..

 

Conclusion

Ces données suggèrent que l’ostéocalcine pourrait être un nouveau facteur indépendant du risque cardio-vasculaire et de l’état de santé global chez les hommes âgés caucasiens.

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