Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

Évaluation de la prise en charge de l’ostéoporose après fracture du poignet chez les femmes de plus de 50 ans en région Centre

Évaluation de la prise en charge de l’ostéoporose après fracture du poignet

chez les femmes de plus de 50 ans en région Centre

E. Cattelain, D. Mulleman, D. Chu-Miow-Lin

Service de Rhumatologie, CU Trousseau, Tours

 Introduction  

Les fractures du poignet font partie des fractures ostéoporotiques les plus fréquentes. Malgré l’existence de traitements anti-ostéoporotiques efficaces, l’ostéoporose est sous diagnostiquée et insuffisamment traitée. L’objectif de notre étude était d’évaluer le nombre de densités minérales osseuses (DMO) réalisées après fracture du poignet chez les femmes de plus de 50 ans en région Centre.

 Méthode  

Nous avons utilisé la base de données médico-administratives : le système national informationnel inter-régimes de l’assurance maladie (SNIIRAM) qui couvre la quasi-totalité de la population française. Nous avons identifié les fractures du poignet chez les femmes de plus 50 ans en région Centre entre le 01/01/2011 et le 31/12/2012 et les remboursements de DMO dans l’année ayant suivi la fracture.

Nous avons analysé les facteurs influençant la réalisation d’une DMO : âge des patientes, remboursement des traitements anti-ostéoporotiques après fracture et des traitements favorisant l’ostéoporose avant la fracture (corticoïdes, anti-aromatases), affection longue durée (ALD) et département de résidence des patientes. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel SAS.

 Résultats  

4120 femmes ont eu une fracture du poignet en 2011 et 2012 en région Centre et 546 (13,25%) d’entre elles ont eu une DMO dans un délai médian de 4 mois après la fracture. Parmi les patientes ayant eu une DMO, 168/546 (30,77%) ont eu un traitement anti-ostéoporotique après la fracture contre 231/3574 (6,46%) des patientes n’ayant pas eu de DMO (p<0,05).

L’âge était significativement inférieur dans le groupe des patientes ayant eu une DMO : 67,44 vs 74,63 ans, OR= 0,941 (IC 95% 0,932-0,949). Les femmes ayant eu un remboursement d’anti-aromatases avaient significativement plus de DMO après fracture du poignet que les patientes qui n’en avaient pas eu, OR=3,233 (IC 95 % 1,976-5,290). En revanche, il n’y avait pas d’association entre la réalisation d’une DMO et la prise de corticoïdes avant la fracture, p=0.439, OR=0.866 (IC 95% 0,601-1,247).

 Conclusion  

Le dépistage de l’ostéoporose est insuffisant en région Centre et nécessite d’être amélioré afin d’éviter de nouvelles fractures qui peuvent être grevées d’une morbi-mortalité importante. Des solutions qui ont fait preuve de leur efficacité, telles que des campagnes d’informations ou la mise en place de filières dédiées aux fractures restent à mettre en place. 

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