Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

27. Traitement des ostéomes ostéoïdes difficiles d’accès par bisphosphonates intra-veineux : une alternative thérapeutique

Traitement des ostéomes ostéoïdes difficiles d’accès par bisphosphonates intra-veineux :
une alternative thérapeutique

G. Larid 1, S. Valayer 2, J.-D. Laredo 3, C. Jacquier 4, T. Pham 5

1. APHM, Hôpital Sainte Marguerite, Service de Rhumatologie, 13009, Marseille, France

  • 2. Service de Rhumatologie, Hôpital d’instruction des armées Percy, 92141, Clamart, France
  • 3. Université Paris Diderot, 75013, Paris - APHP, Hôpital Lariboisière, Service de Radiologie, 75010, Paris, France
  • 4. Service de Rhumatologie, Hôpital d’instruction des armées Percy, 92141, Clamart, France
  • 5. Aix-Marseille Université, 13284, Marseille, France - APHM, Hôpital Sainte Marguerite, Service de Rhumatologie, 13009, Marseille, France

Les ostéomes ostéoïdes sont des tumeurs osseuses primitives bénignes traditionnellement traitées par une procédure d’exérèse chirurgicale ou par des procédures per-cutanées scanno-guidées.

Nous rapportons ici trois cas d’ostéomes ostéoïdes situés dans des localisations à risque fonctionnel pour les procédures traditionnelles, traités par bisphosphonates intra-veineux.

Le premier cas est celui d’un homme de 28 ans présentant un ostéome ostéoïde du corps vertébral de C2, responsable de cervicalgies inflammatoires chroniques, traité avec succès par trois perfusions mensuelles de zolédronate. Le deuxième cas est celui d’un homme de 29 ans traité par un total de 6 perfusions de zolédronate, les trois premières mensuelles puis les trois suivantes plus espacées, le tout sur un total de 21 mois, pour un ostéome ostéoïde du pôle supérieur de la tête fémorale en position sous-chondrale. Le troisième cas est celui d’un homme de 31 ans traité par trois perfusions mensuelles de zolédronate suivies d’une dernière 5 mois plus tard pour un ostéome ostéoïde en regard du processus articulaire postérieur droit de la troisième vertèbre lombaire. Dans tous les cas, on notait une régression de la douleur et l’arrêt de consommation d’aspirine ou d’AINS. Les deux derniers patients étaient des sportifs de haut niveau qui ont pu reprendre la compétition. Dans les deux premiers cas, une imagerie de contrôle a été réalisé à respectivement 4 et 5 mois et montrait une diminution du signal inflammatoire en IRM et une minéralisation du nidus en scanner.

 Conclusion  Un traitement par perfusions mensuelles de zoledronate semble être une alternative thérapeutique intéressante dans les cas d’ostéomes ostéoïdes non accessibles aux traitements conventionnels.

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