Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

La consommation d’alcool ne prévient pas la progression structurelle

La consommation d’alcool ne prévient pas la progression structurelle dans la polyarthrite rhumatoïde débutante :

Les résultats de la cohorte ESPOIR (Étude et Suivi des Polyarthrites Indifférenciées Récentes)

F. Sageloli 1, JL. Quesada 2, B. Fautrel 3, C. Salliot 4, P. Gaudin 1, R. Juvin 1, A. Baillet 1

1. Service de Rhumatologie, CHU de Grenoble - Hôpital Sud, Échirolles, 2. Université joseph Fourier, Centre d’Investigation Clinique, CHU de Grenoble, 3. Service de Rhumatologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, 4. Service de Rhumatologie, CHR d’Orléans, Orléans

 

Introduction

L’impact de la consommation d’alcool sur l’évolution structurale de la polyarthrite rhumatoïde (PR) par des études radiographiques n’a été étudié que sur de faibles effectifs de patients,avec des résultats contradictoires. L’objectif de cette étude est de déterminer si la consommation d’alcool des patients est prédictive de l’évolution structurale au cours des 36 premiers mois d’évolution d’une PR débutante.

Matériel et Méthode

La population initiale correspond aux patients de la cohorte ESPOIR, répondant aux critères diagnostiques de polyarthrite rhumatoïde au terme d’un suivi de 7 ans. La consommation déclarée d’alcool en grammes/jour a été recueillie à l’inclusion, puis à chaque visite. Le critère de jugement principal est la survenue d’une progression radiographique de la maladie à 1 an, définie par une élévation supérieure ou égale à 5 points du score total de Sharp/Van der Heijde (SHS): ΔSHS≥5. Nous avons cherché à savoir si la consommation d’alcool est prédictive d’une progression structurelle à 1 et 3 ans par une analyse univariée, puis par une analyse multivariée ajustée sur les facteurs de risque d’évolution structurale.

Résultats

596 patients ont été inclus et analysés sur le critère d’évaluation principal à 1 an. 524 patients ont été inclus pour l’analyse à 3 ans. L’alcool n’apparaît pas être un facteur prédictifsignificatif de progression structurale du SHS sur le critère de jugement principal ΔSHS≥5 à 1 an en analyse univariée et multivariée. En analyses secondaires, la consommation d’alcool n’apparaît pas comme prédictive de l’évolution structurale avec les critères ΔSHS≥1 à 1 an ou ΔSHS≥5 à 3ans en analyse univariée comme multivariée. De même on ne retrouve pas de différences significatives d’évolution du SHS à 1 et 3 ans quand on regarde les différents groupes de consommateurs (consommation nulle, modérée ou surconsommation). (voir les tableaux dans le diaporama)

Conclusion

Il n’y a pas de corrélation statistiquement significative entre la consommation d’alcool et l’évolution radiographique du SHS à 1 et 3 ans dans notre étude.

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