Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

Exploration non invasive du système ostéo-articulaire

Exploration non invasive du système ostéo-articulaire : Que nous apporte l’IRM à très haut champ ?

Premiers résultats obtenus au CEMEREM/CHU TIMONE

A. Fouré 1, S. Guis 2, JP. Mattei 2, O. Girard 1, M. Bydder 1, G. Duhamel 1, M. Guye 1, PJ. Cozzone 1, M. Bernard 1, D. Bendahan 1

1. Centre d’Exploration Métabolique par Résonance Magnétique (CEMEREM), 2. Service de Rhumatologie, CHU Timone – Marseille

 

Introduction

Depuis de nombreuses années, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) s’est imposée comme un outil très performant permettant une exploration non-invasive des tissus. Plus récemment, des appareils à champ magnétique plus élevé (3T) ont fait leur apparition dans le but d’améliorer la résolution et/ou le temps d’acquisition des images. Si cette avancée a eu des répercussions positives dans certains domaines comme la Neurologie les explorations quantitatives du cartilage et de l’os trabéculaire n‘ont pas connu le même essor. Les développements technologiques récents permettent désormais de disposer de machines cliniques à très haut champ magnétique (≥7T) qui devraient lever un certain nombre de verrous dans le domaine ostéo-articulaire. Dans cette étude préliminaire, nous rapportons notre expérience sur le site du CHU de la Timone à Marseille relative à l’approche quantitative du système ostéo-articulaire par IRM à très haut-champ

Matériel et Méthode

Les sujets étaient allongés en décubitus dorsal dans l’appareil d’IRM 7T (Magnetom, Siemens Healthcare SAS, Erlangen, Allemagne) avec le genou positionné au centre d’une antenne dédiée. Des séquences d’écho de gradient (GRE), d’écho de spin (TSE), d’echo planar segmentées (EPI-seg), de transfert de saturation des échanges chimiques spécifiques aux glycosaminoglycans (GagCEST) et des séquences avec échos ultracourts (UTE) ont été utilisées pour évaluer la microarchitecture de l’os trabéculaire, le temps de relaxation transversal (T2 et T2*) ainsi que le contenu en sodium et en glycosaminoglycans du tendon et du cartilage.

Discussion

L’IRM 7T permet une imagerie à haute résolution notamment pour l’évaluation de la microarchitecture de l’os (e.g., 80 coupes de 750 μm avec une résolution dans le plan de 190x190μmÇ) avec un temps d’acquisition de 5 min environ. L’ensemble des autres paramètres (T2, T2*, contenu en sodium et glycosaminoglycans) permet, dans des temps d’acquisition relativement courts (~15-20min pour chacun des paramètres), une évaluation quantitative des tissus osseux, cartilagineux et tendineux jusqu’alors difficile voire impossible avec des machines cliniques classiques (1.5T et 3T).

Conclusion

L’IRM 7T permet une évaluation qualitative et quantitative des structures ostéo-articulaires grâce à des modalités d’imagerie dont l’utilisation est rendue possible à très haut champs (e.g., UTE et IRM du sodium), avec des résolutions fines et des temps d’acquisitions compatibles avec une utilisation clinique.

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