Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

19 - Bisphosphonates dans le syndrome régional douloureux complexe de type 1

Bisphosphonates dans le syndrome régional douloureux complexe de type 1 ou algoneurodystrophie : méta analyse des essaisrandomisés versus placebo

M. Chevreau 1, X. Romand 1, P. Gaudin 2, R. Juvin 3, A. Baillet 1

1.  Rhumatologie, C .H.U. Grenoble, Échirolles ; 2. Rhumatologie,C Sud, Échirolles ; 3. Clinique universitaire de rhumatologie,CHU de Grenoble/Hôpital sud, Grenoble

Introduction L’algoneurodystrophie est un syndrome douloureux grave et invalidant sans traitement défini établi. Quelques études ont montré que les bisphosphonates peuvent réduire la douleur et améliorer la fonction chez les patients atteints d’algoneurodystrophie.
Nous avons effectué une analyse systématique de la littérature et une méta analyse de tous les essais contrôlés randomisés afin d’évaluer l’intérêt des bisphosphonates sur la douleur et la fonction chez les patients atteints d’algoneurodystrophie.

Matériel et méthode Une recherche systématique de la littérature a été effectuée dans les bases de données Medline, Embase et Cochrane. Deux auteurs ont indépendamment sélectionné les essais randomisés en aveugle comparant les bisphosphonates au placebo, sur la douleur à court terme (J30 à J40) et à moyen terme (M2 à M3),

La tolérance ainsi que la fonction chez les patients atteints d’algoneurodystrophie. La qualité méthodologique des études a également été étudiée. Les données ont été agrégées selon la méthode de l’inverse de la variance. La source d’hétérogénéité (I²) des études a été évaluée.

Résultats 258 articles ont été identifiés. Cinq essais de moyenne à bonne qualité répondaient à nos critères d’inclusion. L’EVA douleur à court terme était statistiquement plus basse dans le groupe bisphosphonate versus le groupe placebo (-2.6 IC95% [-1.8, -3.4], p<0.00001), de même que l’EVA douleur à moyen terme (-2.5 IC à 95% [-1.4, -3.6], p<0,00001). En ce qui concerne la fonction, il existait également une tendance vers l’amélioration de fonction et de la qualité de vie en faveur des bisphosphonates. Il existait plus d’évènements indésirables dans le groupe biphosphonates (35,5%) que dans le groupe placebo (16,4%) OR = 2.95, IC 95% [1.38, 6.29].

Le score moyen de Jadad était de 4,5. Les résultats étaient robustes à l’analyse de sensibilité. L’hétérogénéité des données n’était pas expliquée par la durée de la maladie.

Conclusion  Nos résultats suggèrent que les bisphosphonates réduisent la douleur et améliorent la fonction chez les patients souffrant d’algoneurodystrophie. Ces résultats sont en faveur de l’utilisation des biphosphonates dans l’algoneurodystrophie bien que d’autres études sont nécessaires afin de préciser leur efficacité

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