Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

16 - Evolution de l’efficience de l’enquête bactériologique

 

Evolution de l’efficience de l’enquête bactériologique des spondylodiscites infectieuses  au cours des vingt dernières années

J. Lopez, Z.Tatar, S. Mathieu, M. Couderc, M. Soubrier, J.-J. Dubost

Service de Rhumatologie, CHU Clermont-Ferrand

 Introduction Le diagnostic de spondylodiscite infectieuse est beaucoup facilité par un meilleur accès à l’IRM mais l’examen expose à des faux positifs. L’efficience de l’enquête bactériologique est très variable selon les séries et elle ne s’améliore pas. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficience dans la dernière décennie et de la comparer à celle retrouvée dans une étude réalisée dans la décennie précédente dans le même service.

Matériel et Méthode Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique du dossier des patients hospitalisés dans le service de rhumatologie du CHU de Clermont-Ferrand au cours de la période de 2003-2012 pour une spondylodiscite infectieuse. Ces patients ont été comparés à une cohorte historique de 90 patients du service incluant toutes les spondylodiscites sur la période 1992-2002 et inclus sur les mêmes critères. 

 

Résultats Entre 2003 et 2013, 99 patients ont été hospitalisés pour une spondylodiscite infectieuse et ont été comparés à la cohorte de 90 patients hospitalisés pendant la période 1992-2002.

Un germe a été identifié dans 78% (77/99) des cas ce qui n’est pas significativement différent de la décennie précédente : 68% (61/90). Les hémocultures étaient positives respectivement dans 37% (37/99, 37/95 en excluant la tuberculose) et 39%(35/90, 35/88 hors tuberculose) (NS). Le germe a été plus souvent isolé par ponction biopsie disco vertébrale dans la dernière décennie : 47/99(47%) vs 28/90 (31%) p=0,02. Dans la dernière décennie, l’efficience de la PBDV était de 66% (47/71), 8 patients ont eu 2 PBDV et la deuxième PBDV n’a été positive qu’une fois. L’efficience est de 77% (72/93) pour les spondylodiscites primitives non tuberculeuses dans la dernière décennie. Au cours des 2 périodes la proportion de staphylocoques (49%), de streptocoques et entérocoques (23 et 26%), de bacilles à Gram négatif (13 et 20%) et de tuberculose (5 et 3%) ne différait pas significativement. On constatait cependant, parmi les staphylocoques, une diminution de la proportion des S. aureus dans la dernière décennie (47% vs 70% p=0,03) au profit des staphylocoques à coagulase négatif. Les patients de la dernière décennie étaient plus âgés (66 vs 61 ans ; p=0,01) et avaient plus souvent un facteur de risque infectieux (51% vs  33% ; p=0,02)  notamment un diabète (27% vs 9% ; p=0.001).

Conclusion Dans notre recrutement, l’efficience de l’enquête bactériologique des spondylodiscites  ne s’est pas dégradée en 20 ans et s’est même légèrement améliorée, cependant ¼ des spondylodiscites présumées infectieuses reste néanmoins à germe inconnu. 

 
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