Semaine de Rhumatologie Aix Les Bains

Congrès national de rhumatologie

02 - Intérêt d’une deuxième ponction biopsie vertébrale

Intérêt d’une deuxième ponction biopsie vertébrale dans la spondylodiscite primitive à hémocultures négatives et premièreponction biopsie disco vertébrale stérile : à partir d’une cohorte de 66 patients.
W. Terreaux, L. Job, M. Fauconier, I. Lambrecht, J.H. Salmon, J.P. Eschard
Service de Rhumatologie, CHU Reims
 
Introduction La conférence de consensus préconise de débuter une antibiothérapie probabiliste en cas de  première ponction biopsie disco vertébrale (PBDV) stérile chez les patients présentant une spondylodiscite primitive.
Objectifs Evaluer l’intérêt d’une deuxième PBDV chez les patients présentant une spondylodiscite primitive à hémocultures négatives et ayant eu une première PBDV négative. Les objectifs secondaires étaient de déterminer la sensibilité d’une première PBDV et l’intérêt des hémocultures post-PBDV.
Matériel et méthode Recueil rétrospectif multicentrique de 2004 à 2014. Les spondylodiscites post-opératoires ont été exclues.
Résultats De 2004 à 2014, 66 spondylodiscites primitives avec hémocultures stériles ont été recensées (âge moyen 65,9 ans). Tous les patients ont bénéficié d’une PBDV, ce qui a permis une identification bactériologique dans 52 % des cas (34/66). Parmi les 22 patients ayant eu une première PBDV négative, 38 % (12/32) ont eu une deuxième ponction, et 62 % (20/32) ont eu une antibiothérapie probabiliste. La deuxième PBDV a permis d’identifier la bactérie dans 50 % des cas (6/12). Le délai moyen entre deux biopsies était de 14,4 jours. 8 hémocultures post première PBDV étaient positives, mais 7 d’entre elles étaient associées à une PBDV positive. Une seule hémoculture post deuxième PBDV était positive, également associée à une PBDV positive. Les deux principaux germes étaient Staphylococcus aureus sensible à la méticilline (26%) et Staphylococcus epidermidis (26%). La porte d’entrée n’a pas été identifiée dans 24% des cas. La rentabilité des prélèvements était dépendante de la technique (logiciel de guidage versus TDM et/ou scopie) et de l’opérateur. Le recours à une antibiothérapie dans les 6 mois précédant la première PBDV était significativement associé à une première PBDV négative (16/32 versus 8/34 ; OR 3,25, IC 95% [1,13-9,31], p <0,05).
Discussion La positivité de la 2ème PBDV dans notre série est de 50% alors que les données de la littérature font état d’une sensibilité de 39%. La sensibilité de la 1ère PBDV est également de 52% ; soit comparable ou supérieure aux données de la littérature. L’antibiothérapie préalable est associée de manière statistiquement significative à un prélèvement négatif de la première PBDV, contrairement aux résultats d’Heyer et al. en 2012. L’ensemble de nos résultats est en faveur de la réalisation d’une deuxième PBDV dans les spondylodiscites primitives comme la conférence de consensus le préconise dans les spondylodiscites d’inoculation, à condition qu’elle soit réalisée par un opérateur expérimenté.
 
Conclusion Notre étude montre l’intérêt de réaliser une 2ème biopsie disco vertébrale, qui permet un diagnostic bactériologique dans 50 % des cas, chez les patients présentant une spondylodiscite primitive à hémocultures négatives, et en cas de négativité de la première ponction biopsie disco vertébrale
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